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samedi 15 décembre 2018

Egypte, bateau sur le Nil Le Fayan



Bonjour,

Une fois n'est pas coutume,
je vais, aujourd'hui faire de la publicité pour un bateau
de croisière sur le Nil sur lequel j'ai navigué en novembre dernier.

Le bateau Le Fayan


Puis le sun deck et ma cabine ! ! 
  









Je tiens à préciser que tous les soirs nous dinions "à la carte" ! ! 

Voici le lien du bateau afin que vous vous fassiez une idée plus précise

Merci de vos passages et 
à tout soudain ! ! 







mardi 11 décembre 2018

Egypte, Gebel Silsileh




Bonjour,

Lors de ma dernière croisière de novembre 2018
nous avons pu admirer le gebel Sisileh

(جبل السلسلة Ǧabal as-Silsila )

qui est la plus importante carrière de grès d''Égypte et 
un site archéologique sur les deux rives du Nil en Haute-Égypte 
dans le gouvernorat d'Assouan, 
à environ 40 km au sud d'Edfou et 65 km au nord de Kôm Ombo.
 Le Nil coule ici sur une largeur de moins de 400 mètres, surmonté de falaises de grès.





 Ces carrières ont été utilisées pour fournir le grès de nombreux temples
depuis le Nouvel Empire jusqu'à la période Romaine .
 On remarque donc que ces endroits situés sur les deux rives du fleuve
 n'ont pas été que des carrières de grès mais également des lieux de culte.

On y trouve 
le spéos d'Horemheb ( temple creusé dans la roche )
spéos dédié à Amon, Mout, Khonsou, Sobek, Taouret, Thot et à lui-même.



Egalement des chapelles de différents pharaons, Ramsès II et Merenptah.








A la vue de ces photos, vous comprendrez aisément 
qu'il n'est pas facile à de gros bateaux d'accoster et que ce site n'est, pour l'instant 
qu'accessible aux dahabyas


Extrait de “L’Égypte du Caire à Philae”,
par Georges Ebers, traduction de Gaston Maspero, 1881

“Gebel Silsiléh, la ‘montagne de la chaîne’, est située à quelques milles au sud de Radésiéh :
les berges escarpées du Nil s’y rapprochent, et l’on conte que le passage aurait été jadis
 barré par une chaîne (‘silsiléh’) tendue d’une rive à l’autre.
 La tradition a évidemment été inventée pour expliquer le nom antique :
 mais l’aspect des lieux la rend vraisemblable.

 Le fleuve se précipite, furieux et rapide, entre les rochers qui resserrent ses eaux :
 ces rochers, du côté de la Libye comme du côté de l'Arabie,
 sont d'un beau grès jaune et fin, au lieu que nous n’avons observé jusqu’à présent,
sur les chaînes de hauteurs qui bordent la vallée,
 que des formations de calcaire et de craie.

Et pourtant, nous n'avons pas manqué de remarquer
 qu'on a employé à construire presque toutes les parties des plus grands temples
 exposées à l'air, non pas le calcaire, mais le grès,
 et un grès complètement identique à celui que
nous reconnaissons à droite et à gauche du fleuve, sur les flancs du Gebel Silsiléh.

Promenons-nous sur la rive libyque, où nous sommes débarqués tout d'abord
, et cherchons çà et là ; puis, après avoir franchi le lit étroit
où le Nil coule avec emportement,
 escaladons de rocher en rocher,
par des sentiers exécrables, la lisière montagneuse qui borde la rive arabique,
et nous serons bientôt convaincus, de façon irréfragable, que chacun des blocs de grès
dont on s'est servi, dans le pays de la ter
ont été détachés par les tailleurs de pierres
 de Pharaon dans ces collines jaunâtres qui, maintenant,
semblent l’écorce vide de grenades
 dont on à enlevé les grains, tandis qu'à côté,
 d'autres grenades s’étalent en quantité innombrable
 que personne n’a encore ouvertes.

Le nombre des chambres de carrière est immense,
 sur les parois lisses desquelles on aperçoit aujourd’hui encore les marques des carriers
 qui détachaient les blocs de la roche dure avec un art merveilleux. Les surfaces
 dont on a séparé les quartiers de pierre sont aussi polies et aussi unies d’apparence
 que si l’on avait su au temps jadis amollir le grès cassant.(...)
La ville à laquelle ces carrières appartenaient d
ans l'antiquité s'appelait Khennou, le ‘gué’ :
elle était située sur la rive droite, ainsi que son port,
 où vaisseau de charge devait se presser
contre vaisseau de charge.

Sur la rive occidentale se trouvait, à côté de petites carrières,
la nécropole, avec quelques syringes et
plusieurs édifices consacrés au service des dieux,
car la passe était considérée comme une porte, par laquelle le fleuve,
 qui portait à Khennou (Silsiléh) le nom d' ‘Eau sainte’ ou d' ‘Eau pure’,
 pénétrait de la Nubie dans l'Égypte proprement dite :
 aussi avait-on institué ici des fêtes en l'honneur du Nil,
 et déposait-on sur ses autels une multitude d'offrandes.

Tout contre la rive occidentale se dressent
 encore aujourd'hui trois stèles,
où divers Pharaons ont fait graver des hymnes au Nil,
 peu différents l'un de l'autre pour la forme et pour le fond.
 Celles qui ont été érigéespar Ramsès II et
par son fils Ménephtah sont les mieux conservées :
 elles sont bien encadrées
 entre des colonnes en boutons de lotus d'un beau style, et
couronnées d'un toit à corniche recourbée,
 au milieu de laquelle un disque solaire étend ses deux ailes protectrices.
 L'hymne dont elles sont couvertes
 l'une et l'autre est plein d'inspiration poétique :
 on y invoque le fleuve sacré comme père des dieux,
 comme l'abondance, la bénédiction, le nourricier de l'Égypte. (...)
Un peu plus au nord, et près de la pointe de la falaise,
 une chapelle remarquable invite profanes et
 savants à la visiter : les uns à cause du beau bas-relief peint
sur lequel le roi Horus est représenté
 rentrant dans sa patrie, après ses victoires sur le sud,
et porté dans une litière par les grands du royaume,
 les autres à cause de nombreuses inscriptions assez importantes
 de diverses époques, en écritures hiéroglyphique et démotique.”


Merci de vos lectures et vos passages

A tout soudain ! ! !



dimanche 9 décembre 2018

Egypte : LES colosses d'Aménophis III et LE colosse de Memnon


Bonjour,

Article écrit en 2004

Lors de mon petit voyage à Louxor,
j’ai eu la chance d’assister à une conférence dispensée
par un égyptologue de renom : Mr Christian leblanc .
N’ayez crainte, je ne vais pas vous refaire un cours magistral
mais j’aimerais attirer votre attention
sur un point bien précis soulevé
par Mr Leblanc que sont les colosses de Memnon.

Ces deux sculptures de pierre se trouvent
sur la rive occidentale de Louxor
et sont les derniers vestiges du gigantesque
temple funéraire d'Aménophis III
qui n'existe plus de nos jours.


(Thèbes, face à Louxor, rive ouest.)
(vers 1390-1350 av J.C.)


Ils représentent le pharaon assis
sur le trône de ses ancêtres,
les mains posées sur les genoux ;
de chaque côté de ses jambes sont figurées
sa mère et son épouse.

Ces statues monolithiques sont taillés dans une brèche

 siliceuse de quartzite hautes de 18 mètres
(plus de 20 m avec les couronnes aujourd'hui disparues)
et d'un poids de plus de 1300 tonnes.

Ces colosses sont malheureusement fortement endommagés,
depuis l'Antiquité déjà. Strabon,
historien et géographe grec rapporte que,
lors du tremblement de terre qui eut lieu en l'an 27 av. J.-C.,
une grande partie du temple s'écroula et
le colosse droit se fissura de l'épaule au bassin.


Une légende raconte qu'à partir de ce moment, au lever du soleil,
la statue nord commença à émettre des sons, à « parler ».




Ce phénomène aujourd'hui bien compris,
était dû à la dilatation du quartzite 
sous l'effet des premiers rayons du soleil.

 C'est ainsi qu'à partir du Ier siècle avant notre ère,
les Grecs attribuèrent l'édifice à Memnon, fils de l'Aurore.

Selon la légende homérique,
Memnon, tué lors de la guerre de Troie,
retrouvait la vie à l'aube et se mettait à chanter.

Le colosse devint rapidement
un lieu de pèlerinage pour les Grecs,
mais aussi pour les Romains,
qui vinrent en nombre entendre l'oracle de Memnon,
y compris certains empereurs comme Hadrien
aux alentours de l'an 130.

Au IIIe siècle, l'empereur romain Septime Sévère,
qui voulait honorer la divinité
qui se manifestait ainsi chaque matin,
ordonna la restauration de la statue,
qui depuis a cessé de chanter.

En réalité seule la statue de droite
(celle de droite lorsque l'on regarde les colosses de face)
était dénommée Memnon à cause du bruit que la statue émettait
lorsque le vent s'engouffrait dans les fissures causées
par le tremblement de terre en 27 av. J.-C. (Source wikipédia)





Il nous faut donc parler des colosses d'Aménophis III

et du colosse de Memnon ( statue de droite située au nord)



Les colosses en 1880






Merci de vos lectures et à bientôt.

extrait de Les invités du Khédive dans la haute Égypte et à l'isthme de Suez, 1870,
 de Pierre Amédée Pichot (1841-1921), directeur de la Revue britannique.

"On oublie vite ses fatigues au spectacle de cette magnifique plaine de Thèbes" 

(Pierre Amédée Pichot)
"La nuit suivante nous arrivions à Louqsor, où nous devions passer trois jours,

 car Louqsor n'est autre chose qu'un des quartiers de Thèbes,
 et nous étions entourés de tous côtés des ruines de cette ancienne capitale
 qui fut le point de départ de l'époque de renaissance que l'on a désignée 
sous le nom de Moyen Empire, et dont les monuments seuls occupaient 
en surface une étendue au moins égale à celle de Paris ou de Londres.
 Là le Nil s'étale dans un bassin superbe,
 au milieu d'un cirque de montagnes formé par la chaîne libyque. 

C'est au fond de ce cirque, à gauche, que se trouve 

la grande nécropole de Thèbes :
 les temples de Médinet-Abou, du Ramesseum, de Gournah, 
et en avant les deux fameux colosses d'Amenhotep III, 
dont l'un était "ni plus ni moins que la fameuse statue de Memnon 
qui rendait un son harmonieux lorsqu'elle venait
 à être frappée par les rayons du soleil". 

De la berge de Louqsor, où notre flottille est amarrée,

 nous voyons assez distinctement sur la rive opposée
 ces deux gigantesques sentinelles qui semblent veiller 
à la garde de la nécropole et se dressent isolées au milieu de la plaine encore recouverte par les eaux ; mais les autres ruines se perdent dans l'éloignement.
 À notre droite les temples de Louqsor, à moitié enfouis,
 ne dépassent guère les maisons en briques séchées au soleil du village fellah,
 tandis qu'à l'horizon on distingue 
le gigantesque massif de pierre formé par le pylône de Karnak. 

On dit que, lorsque les troupes de la république française,

 commandées par le général Desaix, 
arrivèrent en face des ruines de Thèbes, 
elles poussèrent un cri d'admiration et se mirent à battre des mains. 
Cette émotion, nous l'éprouvâmes aussi en pénétrant dans les ruines de Karnak,
 mais nous devons nous contenter de répéter avec Champollion : 
"Je me garderai bien de rien décrire, 
car ou mes expressions ne vaudraient pas la millième partie
 de ce qu'on doit dire en parlant de tels objets, ou bien, 
si j'en traçais une faible esquisse,
 je passerais pour un enthousiaste et peut-être même pour un fou." 

Des voyageurs plus hardis n'ont d'ailleurs pas craint de parler 

assez minutieusement de cette salle hypostyle,
 où cent trente-quatre colonnes de 70 pieds de haut sont encore debout
 et supportent les restes d'un plafond formé de dalles gigantesques
 chevauchant d'un chapiteau à l'autre. 

On se croit rapetissé à la taille des pygmées de Lilliput
 si on s’assoit sur les genoux des colosses continuant
 leur faction séculaire aux abords de l'édifice qui, 
commencé sous Aménophis III (XVIIIe dynastie), 
vit son périmètre s'étendre et s'agrandir sous les rois suivants, 
dont chacun semble avoir voulu ajouter son contingent à cette construction sublime.
 De là une certaine confusion dans l'ensemble de son architecture 
et quelques doutes de la science concernant sa destination primitive
. Cependant ces murailles éloquentes sont venues 
nous révéler plus d'une page d'histoire. (...)

Au fond du cirque formé à cet endroit du Nil par les montagnes,

 et dont les colosses d'Amenhotep occupent presque le centre, 
nous trouvâmes à la sortie du temple de Deir-el-Bahari,
 élevé à la gloire de la reine Hatasou, un petit sentier tortueux et presque à pic, 
où il fallut descendre de nos ânes pour escalader l'Assassif,
 qui nous séparait de la vallée des Tombeaux.

 Par une chaleur de +37 degrés et en plein soleil,
 nous ne pûmes arriver au sommet qu'après nous être arrêtés
 plus d'une fois pour reprendre haleine et 
sans autre siège qu'un bloc de rocher brûlant.
 Mais on oublie vite ses fatigues au spectacle
 de cette magnifique plaine de Thèbes que l'inondation 
convertissait encore en un véritable lac.

 Dans le lointain, Karnak et Louqsor se détachaient
 au milieu d'une verdure d'émeraude, 
car, le niveau du sol étant plus élevé sur la rive droite,
 les eaux n'y avaient pénétré que par les canaux d'arrosage 
et n'avaient point retardé la végétation

. Et lorsque, éblouis par ce riant panorama,
 vous vous retournez vers le Biban-el-Molouk,
 un autre tableau renouvelle votre ravissement :
 la vue plane dans un immense et majestueux amphithéâtre,
 au fond duquel viennent se confondre les courbes mamelonnées
 de toutes les collines qui l'entourent ; pas une plante, 
pas un brin d'herbe ne végète sur ce sol aride et desséché, 
dont la couleur passe des teintes riches de la pourpre à celles de la rouille,
 et d'où des effluves brûlantes vous montent au visage comme d'un cratère de volcan. 

Les cailloux qui rebondissent sous vos pieds pendant la descente
 troublent seuls le calme solennel qui règne autour de vous.
 Pas un souffle d'air, pas un oiseau, pas un insecte 
: il semble que vous alliez quitter le monde des vivants
, et de fait vous êtes à la porte de l'empire des morts

. C'est au fond de cette vallée que se trouvent les tombes des rois, 
objets de notre visite."

extrait de "Les invités du Khédive dans la haute Égypte et à l'isthme de Suez,"
 1870, de Pierre Amédée Pichot (1841-1921), 
directeur de la Revue britannique.

Les colosses 1897  




mardi 30 octobre 2018

Egypte, flore, aloe vera




Bonjour,

Laissez moi vous présenter une plante bien connue sur le continent africain
et que j'affectionne particulièrement:
l'aloe vera ! ! 

L’aloe vera, ou aloès, est une plante vivace sans tige, 
dotée de qualités exceptionnelles.
 On recueille dans ses parties vertes, une pulpe claire qui ressemble à du gel, 
 dont les bienfaits ne sont plus à prouver
tant en usage interne qu’en usage externe…



Cancers, eczémas, problèmes digestifs chroniques… 
L’aloe vera semble avoir des vertus pour tous les maux. 
L’aloe vera serait donc une plante miracle ?

L’aloe vera, la plante aux multiples vertus
Non seulement, elle stimule les défenses immunitaires, 
cicatrise mais elle agit également comme un antibiotique et un anti-inflammatoire.
 L’aloe vera favorise l’élimination des toxines et
 soulage les crampes d’estomac et les maux gastriques.
 De plus, cette plante remarquable est recommandée aux diabétiques, 
 et aux personnes souffrant d’allergies, de constipation, de problèmes cardiaques…

Bref, l’aloe vera est une vraie pharmacie miniature : 
elle produit de très nombreux composants actifs, dont des minéraux,
 des enzymes, des vitamines et des mucopolysaccharides, comme on le verra.

L’aloe vera, fontaine de jouvence des Mayas
Il existe 300 espèces d’aloès. 
La plus utilisée est bien sûr l’aloe vera en raison de ses bienfaits et 
surtout de sa facilité d’exploitation. 
Originaire d’Afrique du Sud, l’aloe vera est cultivée 
partout dans le monde notamment en Espagne, 
au Mexique mais aussi dans le sud des États-unis.

Les feuilles sont plutôt étroites, longues et dentées. 
Du centre s’élève une inflorescence
 avec de nombreuses fleurs jaunes en forme de tube.
 Au bout de quatre à cinq ans, la plante, de la famille des liliacées,
 atteint environ un mètre : 
 on peut commencer à prélever ses feuilles pour la fabrication
 de remèdes ou de cosmétiques.



Les précurseurs de la médecine actuelle tels que Pline l’Ancien, 
Aristote ou encore Hippocrate avaient déjà découvert
 les qualités multiples de cette plante.
 Ils l’utilisaient surtout pour :
améliorer la coagulation du sang,
aider les intestins capricieux,
apaiser les ulcères,
soigner les coups et blessures,
ainsi que pour ses bienfaits pour la peau :
 tant pour la soigner que pour l’embellir.

Source ( consoglobe. )


Merci de vos lectures,

A tout soudain ! ! 







dimanche 28 octobre 2018

Passeport de Ramses II



Le passeport de Ramses II 




 la petite histoire d'un adorable et réel fait divers...


Oui, le Pharaon Ramsès II a eu un passeport plus 3.000 ans après sa mort.
 Il a eu un vrai passeport pour pouvoir voyager comme tout un chacun,
 avec même une précision sur sa profession : pharaon.
 Tout cela afin de soigner le souverain le plus important de l'Egypte ancienne,
 mort à 90 ans et momifié et inhumé dans l'un des
plus beaux tombeau de la Vallée des rois.
 Son tombeau est hélas pillé au XIXe siècle et
 les objets précieux vendus sur d'innombrables marchés.
 C'est en les découvrant que "Gaston Maspero
, directeur du service des antiquités du Caire,
décide d'ouvrir une enquête pour savoir qu'elles sont leurs origines",
explique Stéphane Bern. 

"L’un des pharaons les plus puissants de l’Égypte ancienne a reçu un passeport officiel
 lui permettant de se rendre en France,
 3 000 ans après sa mort.
 En 1974, les égyptologues avaient constaté que la momie de Ramsès II 
se détériorait de manière précoce
 et ils décidèrent donc de l’envoyer à Paris pour une inspection plus poussée. 

 La loi égyptienne voulait alors que les restes humains soient en règles et
 possèdent donc leurs propres papiers avant de voyager internationalement.
 Une manière pour le pays d’assurer à la dépouille une protection légale, 
afin de garantir son retour en Égypte.
 À l’époque, de nombreux objets et momies avaient en effet été pillés ou volés
 sans que les musées européens ne respectent 
 les revendications de propriété égyptiennes.

Un passeport fut donc délivré à Ramsès II,
 précisant notamment sa date de naissance, 1303 avant J.-C., 
et sa profession : « Roi (décédé) ». 
La momie du pharaon arriva finalement à l’aéroport du Bourget en septembre 1976,
 où un défilé militaire fut organisé en hommage à 
cette collaboration exceptionnelle entre l’Égypte et la France,
 comme le racontait cette année-là le New York Times.
 Reçu avec les mêmes honneurs qu’un chef d’État,
 Ramsès II fut ensuite emporté au Musée de l’Homme de Paris, où pendant huit mois,
 une cinquantaine de spécialistes étudièrent ses tissus et son sarcophage.

Les analyses montrèrent alors des blessures liées à des combats, 
de l’arthrite, et même un abcès dentaire. 
Les chercheurs estimèrent également que le pharaon, 
décédé entre 80 et 85 ans, mesurait 1,73 m et était roux.
 Il apparut enfin aux scientifiques que le roi d’Égypte
 souffrait de spondylarthrite ankylosante, 
 une inflammation des articulations de la colonne vertébrale,
 qui le contraignait à marcher le dos courbé 
 pendant les dernières années de sa vie.
 Une fois traitée et restaurée, la momie de Ramsès II 
fut bel et bien renvoyée en Égypte, où
 elle est depuis exposée, au Musée Égyptien du Caire."

Source : The New York Times


Je me suis permise de relayer ce bel article
qui illustre la grande notoriété de Ramsès II

Merci de vos passages et vos lectures






Egypte, Cuisine, Echta, Pomme cannelle


Article écrit en 2007

Bonjour,

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un fruit que nous trouvons et
 consommons beaucoup ici: la pomme cannelle, anone en France ou "Echta" en arabe.



Ce fruit de la famille du corossol, présente une pulpe blanche et sucrée
enveloppant de nombreuses graines.
Il est consommé "nature" est très fragile et difficile à conserver.

Originaire d'Amérique tropicale il existe une dizaine de variétés.
Diamètre du fruit environ 10 cm .
La pomme cannelle, de couleur verte, est comestible et appréciée.

L'aspect du fruit est étrange,
car il est recouvert de protubérances ressemblant à des écailles.
La pulpe du fruit, typique des Annonacées, est crémeuse et sucrée.
Elle renferme de nombreuses graines noires.



La pomme cannelle est un arbuste tropical originaire
d'Amérique du Sud,
qui est cultivé en tant que fruitier dans de nombreuses régions des Tropiques.

Les fruits de la pomme cannelle sont très appréciés,
et sont parmi les fruits du genre Annona parmi les plus répandus,
comme ceux du chérimolier ou du corossolier par exemple.

Cet arbuste reste réservé aux zones tropicales.
Cependant, on rapporte qu'Annona squamosa se comporte bien en pot,
et peut être cultivé en plante de patio,
dans la mesure où il a un besoin en lumière plus modéré
que la majorité des arbuste tropicaux.

La pomme cannelle requiert un sol bien drainé.
( source: tous-les-fruits.com)

Sa chair tendre, délicate et très sucrée dégage un parfum de cannelle.
C'est un fruit de bouche par excellence.
Il sert aussi à la confection de délicieux jus et sorbets.





Merci de vos lectures et à tout soudain ! ! !




jeudi 18 octobre 2018

Egypte: de Qéna à Louxor





Bonjour,

Aujourd'hui, je voudrais vous montrer le paysage que nous découvrons 
en faisant la route de Qéna à Louxor.

Ce qui frappe, surtout pour moi qui vit dans le désert
est la verdure ! !




Au loin, vous remarquerez la montagne thébaine ! ! !



Et partout: les travaux des champs ! ! !

Tout le long de cette route se trouve un canal



Parfois, on peut y voir un varan,
appelé"varan du Nil" ! !
Adulte, il peut atteindre 1.5 à 2 mêtres ! !






Et de temps en temps un arbre tout blanc
rempli d'oiseaux venant y nicher ! ! ! !








Maison typique avec parabole ! ! !



Une jolie petite mosquée ! !




Les oiseaux viennent s'y rafraîchir ! !





Et toujours et encore les palmiers ! !






Merci de vos visites et
à tout soudain ! ! !




samedi 13 octobre 2018

Château Lafaurie-Péyraguey




Bonjour,

Aujourd'hui, je voudrais vous parler du château Lafaurie-Péyraguey
 de la maison Cordier
 dont mon père fut pendant des années un des directeurs.

Ma plus tendre enfance fut bercée par des noms comme :
                                          château Talbot,
                                           Gruaud-larose
                                           et bien sur Lafaurie-Péyraguey.

Il s'agit d'un vin blanc de Bordeaux premier cru classé qui se situe 
sur la commune de Bommes sur une superficie d'environ 40 hectares.

L'histoire veut que Peyraguey vient du vieux français « pey »
 qui voulait dire « colline bien dégagée ».
Cette propriété appartenait aux seigneurs de Bommes et
 se présente comme un château qui est en fait une sorte de forteresse ; 
 Elle appartenait à l'origine à M Pichard et fut achetée en 1794 par
 Mr Lafaurie qui était viticulteur.
C'est en 1917 que Désiré Cordier acquis ce domaine 
qui est encore à l'heure actuelle un de leurs plus beaux fleurons.

Chose curieuse, ce domaine est constitué de deux parcelles
 distantes d'un kilomètre l'une de l'autre.
 Le château ou plutôt l'ancienne forteresse se situe donc au milieu de ce vignoble.
Ce cru est d'une qualité remarquable et ses propriétaires ; 
les domaines Cordier reconnaissent qu'il n'est pas uniquement grand
 par sa qualité mais également par le fait 
qu'il sait également être rentable les années plus moyennes.
Ses caractéristiques sont celles des grands Sauternes : riche et opulent.

Pour les puristes, voici une petite fiche technique relevée sur le site Cordier.fr :

· Taille du vignoble : 40 ha
· Encépagement : Sémillon 90%, Sauvignon 5%, Muscadelle 5%
· Densité : 6500 pieds/ha
· Production : 72 000 bouteilles
· Sol et sous-sol : graves pyrénéennes
· Durée de cuvaison : 15 à 20 jours
· Elevage : barriques neuves à 40% pendant 18 à 24 mois
· Age moyen des vignes : 30 ans

A la lecture de cet avis, vous aurez compris que ce vin est ce que l'on peut appeler
 un Grand vin et
 que sa consommation, même si elle est agréable doit rester modérée
 mais je ne peux que vous encourager à le goûter 
et me dire ensuite ce que vous en pensez.

Merci de vos lectures et à bientôt,




Petite note personnelle ! !

Il y a bien longtemps mon père qui était ingénieur agronome
"sauva" la récolte de son ami Jean Cordier
qui , pour le remercier lui offrit une véritable cave
composée de grands crus.
Aussi à mon mariage en 1971 nous ouvrimes une bouteille
genre "jéroboam" soufflée à la main
du chateau Gruaud Larose de 1924 ! ! ! !