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jeudi 21 juin 2018

Le Caire : La villa Hindoue du Baron Empain



LA VILLA HINDOUE DU BARON EMPAIN A HELIOPOLIS

Bonjour,

Héliopolis, le nouveau Caire, dont je vous ai montré,
il y a quelques temps des photos doit beaucoup
à son promoteur le baron Empain.

Il désirait un ensemble urbain cohérent inspiré des cités-jardins,
avec de nombreux immeubles aux architectures intéressantes.


La villa hindoue est un immeuble inspiré des temples indiens
qui a servi de résidence au baron Empain lors de ses séjours à Héliopolis



Le palais en 1920

Érigée à l'entrée du quartier Héliopolis, dans le nord du Caire,
sur un terrain de 12,5 hectares,
la "villa hindoue" n'appartient plus à la famille Empain.
Conçue et réalisée par l'architecte français Alexandre Marcel,
qui a par ailleurs construit le cinéma La Pagode à Paris,
la villa fut vendue en 1955 à une famille saoudienne.

Négligé par ses nouveaux propriétaires, le bâtiment tombe en ruine.
Aujourd'hui, de nombreux égyptiens Français et Belges
souhaitent en faire un musée ou une fondation.

la villa actuellement ! ! ! !
  


Mais qui était Edouard Empain (1852 - 1929)

ce fut un grand industriel et financier Edouard Empain est né le 20 septembre 1852 à Beloeil.
 Issu d’un milieu modeste, il fera la fortune de sa famille.
Il a révolutionné le transport ferroviaire urbain et dirigé de nombreuses sociétés.

Deux créations feront son renom : le métro de Paris et 
les Ateliers de Constructions électriques de Charleroi. 

En 1907, Edouard Empain reçoit le titre de baron. 
Bien décidé à réaliser son dernier rêve, il se lance dans un vaste projet immobilier.
Il achète plusieurs millions de mètres carrés au gouvernement égyptien
et entame la construction de maisons et immeubles.

C'est la naissance de la ville d'Héliopolis, dans la banlieue du Caire.

Décédé en 1929 à Woluwé, le Baron Empain sera définitivement inhumé
dans la crypte de la basilique d’Héliopolis, au centre de sa "cité-jardin".
Innovateur et homme d’affaires accompli, le Baron Empain était aussi mécène.
La communauté scientifique a ainsi pu bénéficier de son important soutien.


La "villa hindoue", que le baron Edouard Empain a fait construire au début du siècle
aux environs du Caire, est abandonnée et fermée au public.
La rumeur la dit hantée ! ! ! !

Le palais du baron qui avait échoué entre les mains d’investisseurs 
égypto-arabes qui projetaient de construire un hôtel super-luxe est racheté.
Les façades des rues du centre sont ravalées et
les édiles s’en prennent même à des contraventions architecturales qui semblaient définitives.
Un rêve pour les Héliopolitains qui espèrent seulement
 qu’après les feux d’artifice et le carnaval les autorités ne retourneront pas
 à leurs vieilles habitudes.
Car s’il faut attendre le prochain centenaire…



En 1998, le baron Edouard-Jean Empain,
petit-fils du baron Edouard,
se disait prêt à construire en Egypte
une nouvelle Héliopolis
pour satisfaire un rêve de famille.



Des investisseurs égyptiens semblent
séduits par ce projet.
La nouvelle Héliopolis saura-t-elle mieux résister à la cupidité des promoteurs ?

Il précise vouloir être enterré en Egypte,
dans la crypte de la Basilique,
aux côtés de son père et de son grand-père.






Merci de vos passages et à tout soudain ! ! ! 


Le Baron Empain s'est éteint le 21 juin 2018.
Lire l'article ici 


lundi 2 avril 2018

Egypte: musée de Louxor ( janvier 2018 )



Bonjour,

Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter le musée de Louxor que 
j'ai eu l'occasion de visiter en janvier dernier.





Commençons la visite  ! !

Tête d'une statue colossale d'Amenhotep III







Statue d'Amenemhat III






Magnifique Statue de Thoutmôsis III trouvée à Karnak




Le dieu crocodile Sobek et Amenhotep III








Maintenant une des deux momies exposées ! !
















Mon préféré ! ! !





La tête de vache du trésor de Toutankhamon

C'est après des années de fébriles et onéreuses recherches menées dans la Vallée des Rois,
sur la rive ouest de Louqsor, qu'Howard Carter et Lord Carnarvon découvrent,
 en novembre 1922, la tombe du jeune pharaon Toutankhamon.





En  janvier 2018 elle se trouvait au musée de Louxor !




Mais, depuis le 11 avril 2018, les 122 objets provenant du Trésor de Toutankhamon
qui se trouvaient être exposés dans l'ancienne Thèbes,
près du lieu de leur découverte, sont partis vers le GEM à Guizeh.








Merci de vos passages et vos lectures,
A tout soudain ! ! 












50 ans après mai 68: petite mise au point ! ! !




Coup de gueule et petite mise au point ! ! 


Cela m'arrive de temps en temps mais là, je n'en peux plus ! ! 

A l'occasion de l'anniversaire des événements de mai 68, on entend
partout dans les médias des témoignages .....
des étudiants de l'époque  (qui doivent avoir maintenant pas moins de 70 ans ! )
et surtout des "reportages" voire d’affirmations de journalistes n'ayant pas vécu cette époque.
Chacun y va de son opinion et parle, parle……. ! ! 

A les entendre nous étions tous des attardés sans eau chaude chez soi
et les femmes ne pouvaient rien faire comparé aux "droits" qu'elles ont aujourd'hui ! ! 



Alors là il y a deux solutions:
soit, bien que née en 1950 je n'ai pas vécu la même chose
soit, ils se trompent sur toute la longueur ! !

Maintenant, je vais vous faire part de MA vérité sur cette superbe époque des sixties ;
Comme vous le savez, je suis née en 1950 et nous sommes partis en Algérie en 54
date où mes souvenirs commencent.

J’ai toujours connu maman  avec une machine à laver (bien sur non automatique !
L’essorage était manuel ! )

Ensuite, nous avons toujours eu de l’eau chaude …. Algérie, France en 61 et Allemagne 



Dès 1958 nous avions la  télé et c’est ainsi que j’ai vu les débuts de JP Elkabach à Oran
Et connus les films d’Ismael  Yassin ( grande vedette du monde arabe qui ressemblait à Fernandel )
Et qui passaient tous les lundi soirs  ! ! 

http://www.memoblog.fr/la-television-arrive-dans-les-chaumieres-par-la-cite-perret/

Nous prenions aussi très souvent l'avion ( caravelle ! ! ) pour nous rendre en France




Maman a passé son permis de conduite à Sète en 1961…….sans que cela ne pose aucun souci
Nous avions deux voitures (l’une de la société : une Citroën citron et notre Opel kadett ! )



Je ne pense pas avoir grandi dans un milieu super privilégié 
mais il est vrai que nous ne manquions de rien.

Voila comme j'ai vécu cette période allant de 1950 à 1968 

Merci de vos passages et vos lectures,
à tout soudain,



lundi 19 mars 2018

Statuettes brésiliennes



Bonjour,

Aujourd'hui, je vais vous faire découvrir un article écrit 
par mon ami Fred il y a quelques années ( 09/2006) et qui a bien voulu
me permettre de l'inclure dans mon blog.



"Il s'agit de deux statuettes qui proviennent du Brésil. 
Pour Anne-Marie, ces statuettes en stéatite, 
qu'elle a emmenées avec elle en Egypte avec d'infinies précautions 
(cette pierre est extrêmement fragile, comme vous le savez),
 ont une signification particulière,
 car c'est sa Maman qui les lui a ramenées du Brésil.

Elles représentent deux personnages vêtus à l'orientale, 
dans un vêtement drapé à l'antique. 
Comme on peut le voir, une inscription latine,
 représentée sur un parchemin (phylactère)
 sur le côté de chacune d'entre elles, permet de les identifier. 

 Il s'agit de deux prophètes de l'Ancien Testament (pour les chrétiens)
 ou du Tanakh (pour les juifs, ce qu'on appelle aussi la Bible hébraïque). 
 Ces deux personnages sont des prophètes ayant vécu durant la captivité à Babylone, 
 ce qui explique leur costume oriental caractéristique, en particulier le couvre-chef conique. 
 Le parchemin qu'ils tiennent fait référence au livre de chacun d'entre eux, 
qui fait partie de la Bible.



Celle de gauche représente Daniel, comme l'indique l'inscription,
 mais aussi comme le montre le lion couché à ses pieds, 
selon l'iconographie traditionnelle.
 Il fait partie des quatre grands prophètes de la Bible et 
aurait rédigé le Livre de Daniel à la fin du VIe s. 
 avant notre ère, pendant la captivité des Juifs à Babylone. 
 Daniel est richement vêtu, car il est alors devenu le conseiller 
du roi de Babylone Nabuchodonosor II, suite à des prophéties.

 L'un des épisodes les plus célèbres de l'histoire de Daniel est celui 
dans lequel  le roi Nabuchodonosor le fait jeter dans le fosse aux lions
 pour avoir refusé de renoncer à sa foi : 
 or, les lions, au lieu de le dévorer, se couchèrent à ses pieds. 
C'est ce qui est représenté ici :
 Daniel a les bras ouverts,
 le regard baissé en signe de soumission à la volonté de Dieu,
 et  le lion, couché à ses pieds, lève la tête vers lui.



 Dans la tradition chrétienne ancienne,
 le thème de Daniel dans la fosse aux lions est repris 
comme un symbole de foi inébranlable et
 de la confiance en Dieu, mais aussi de la victoire sur la mort préfigurant le Christ ; 
 c'est donc un thème qui est souvent représenté dans l'art paléochrétien
. Sur le parchemin est écrit : 
 « Enfermé sur ordre du roi dans la fosse aux lions,
 il en réchappa et fut sauvé avec l'aide de Dieu.»



Celle de droite représente Abdias
qui fait partie de ce qu'on appelle les « petits prophètes »
 12 prophètes dont les Livres composent une partie de la Bible et
 qui sont considérés comme secondaires par rapport aux quatre grands prophètes ;
 le Livre d'Abdias consiste en un seul chapitre, 
dans lequel Abdias prédit la chute des habitants d'Edom et
 que des libérateurs monteront sur la montagne de Sion.



 Abdias aurait également vécu à l'époque de la captivité à Babylone,
 mais au tout début du VIe s. avant notre ère, soit avant Daniel.
 C'est ce qui explique le geste que fait la statuette, le doigt dressé vers le ciel
 pour indiquer que sa prophétie lui vient de Dieu ;
 contrairement, à l'attitude humble de Daniel,
 il a la tête droite, le regard assuré, presque menaçant.
 Il est intéressant de voir comment cet épisode est rendu.
 Le thème d'Abdias est plus rare dans l'iconographie traditionnelle ; 
 il figure simplement parmi les prophètes qui sont souvent représentés
 sur les façades sculptées des cathédrales médiévales. 
Sur le parchemin, l'inscription dit :
 « Je vous accuse, ô Iduméens et gentils,
 je vous annonce et vous prédis les larmes et la destruction. »

Il s'agit en fait de reproductions d'oeuvres célèbres d'un architecte et sculpteur brésilien 
qui est considéré comme l'un des plus grands de ce pays pour la période coloniale :
 Antonio Francisco Lisboa, dit Aleijadinho (1730-1814), 
l'un des maîtres du baroque brésilien.
 Il était le fils d'un architecte et d'une esclave noire. 
Atteint d'une grave maladie qui le laissa infirme, 
 il n'en continua pas moins à travailler pratiquement jusqu'à sa mort, 
 les ciseaux et maillet étant attachés à ses poignets pour lui permettre de sculpter ; 
 son surnom, « Aleijadinho », signifie d'ailleurs « petit infirme » en portugais.
 Les figures de Daniel et Abdias font partie d'un ensemble de 12 prophètes,
 représentés grandeur nature,
 qui ornent la terrasse de l'église du Bom Jesus de Matosinhos, 
à Congonhas do Campo (Etat de Minas Gerais) ;
 cet édifice, considéré comme une de ses oeuvres majeures 
est classé au Patrimoine Mondial de l'UNESCO.


Les originaux sur la terrasse de l'église brésilienne : 
vous les reconnaissez, ce sont bien eux, 
jusque dans les détails.






Nous voyons, une fois de plus, comment un objet peut nous faire voyager et
 nous ouvrir des portes insoupçonnées, au-delà du lien que nous avons avec eux.
 Merci encore à Anne-Marie ! "


Merci mille fois mon Fred de m'avoir permise de recopier ton article.
Ces statues sont importantes à mes yeux et 
je voulais connaitre leur histoire.
Grace à  toi, c'est chose faite ! ! 


Merci de vos passages et vos lectures,

A tout soudain,