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lundi 7 février 2022

Egypte , Le Caire , Visite du NMEC du 5/02/2022



Bonjour,

 En ce 5 février 2022 nous décidâmes d'aller au
Musée de la Civilisation Egyptienne
situé à Fustat Ain Elsira.




Une fois les billets pris, la magie opéra ! ! 



Nous avons commencé par la salle des momies





Dans des salles d'exposition, dans une température adaptée,
et dans une muséographie attachée au respect et au recueillement,
 un hall spécialement dédié accueille vingt-deux momies royales :
 dix-neuf de pharaons : Seqenenrê, Amenhotep I, Thoutmosis I,
 Thoutmosis II, Hatshepsout, Thoutmosis III, Amenhotep II, Thoutmosis IV,
Amenhotep III, Sethi I, Ramsès II, Merenptah,
 Sethi II, Siptah, Ramsès III, Ramsès IV,
Ramsès V, Ramsès VI, Ramsès IX,
et trois de reines : Ahmes-Nefertary, Méritamon, Tiyi.

Je ne peux vous décrire l'émotion que je ressentis mais
fut dérangée par l'attitude de nombreuses personnes ! 
Nous étions quand même à un mètre de Ramsès II, d'Hatchepsout ou
de Thoutmosis III et j'estime qu'un minimum de respect
s'imposait en présence de ces prestigieuses dépouilles  !


Ceci étant, j'ai apprécié ce moment chargé d'histoire
et ce plongeon dans le passé.

Les photos étaient interdites et celles que je vais vous présenter
ont été glanées sur le net
et sur le site officiel de NMEC.

Ramsès II



Hatchepsout



Puis nous sommes remontés dans le hall central.
Nous parlons de la civilisation égyptienne et donc ce musée
ne se limite pas à la période pharaonique
ce qui rend la visite très attractive et non lassante pour 
la non spécialiste que je suis !! 














Je ne peux que vous inciter à aller visiter ce superbe musée et
 ensuite de vous rendre à la cafétéria et admirer le superbe point de vue ! 





Merci de vos passages et à tout soudain ! !! 

Liens utiles:

Golden parade 

Akhénaton 







jeudi 28 octobre 2021

Gouvernorat de la mer rouge

 




Gouvernorat de la mer rouge


Il est l'un des gouvernorats côtiers et frontaliers donnant sur la Mer Rouge
 et considéré comme le portail Est de l’Egypte.

 Il a joui d’une grande importance stratégique au cours de l'histoire,
du fait qu’il représentait l'artère principale liant l'Est à l'Ouest.

Grâce à ses portées historique, économique et politique,
 il constitue  le gouvernorat du passé, du présent et du futur.

 

Capitale:

Ville de Hurghada.



Fête nationale:

Le 22 janvier, jour commémorant  la Bataille de Chedwan en 1970, 
grâce à laquelle les fils du gouvernorat ont avorté avec leurs forces armés
 l’agression israélienne brutale contre l’île.

 

Emblême:

La Sirène avec un arrière plan bleu symbole de la mer.





Position:

Situé entre les latitudes  Nord 29 – 22 il est borné Borné au Nord
par le canal de Suez
 et au Sud par le Soudan,
 à l’Est, par le littoral de la mer Rouge sur une distance atteignant 1080 km 
et à l’Ouest  par les gouvernorats de Béni Souef,
Minieh, Assiout, Sohag, Qéna et Assouan.


 

Climat:

 Modéré toute l’année et baisse du taux d’humidité.

 

Superficie:

120000 km2 soit 11.9 % de la superficie totale de l’Egypte.


Nombre d’habitants:

343,915 mille habitants. (janvier 2015)


Division administrative:

Le gouvernorat se divise en 7 villes:
Ras Ghareb, Hurghada, Safaga, El Kosseir, Marsa Alam,
Chalatine et Halayeb outre 11 villages principaux:  Zaafarana,
Wadi Dara, Al Nasr, 
Om El Howaytat, al Hamrawine,
 Cheickh El Chazly, Baranis, Abraq, Marsa Hamira,
Abou Ramad, Ras Hedraba, et 8 hameaux: Abou Ghousoun, Hamata,
Ras Benas, Khozae,
Wadi Ghadir, Arab Saleh,
Wadi el Gemal, Charm al Louly.

 Hurghada occupe la plus grande superficie suivi de la ville de Safaga.

 

Activité agricole:

La superficie cultivée atteint 2,230 mille feddans,
 dépendant des pluies et des eaux souterraines.
Le gouvernorat est renommé pour les palmiers, les olives et 
les zones de pêche à  Hurghada, Safaga, Marsa Alam,
 el Qosseir, Ras Ghareb et Chalatine.



Activité industrielle:

On y dénombre 4 zones industrielles. 
Parmi les industries les plus importantes : la fabrication des équipements, 
les meubles hôteliers, le prêt-à-porter,
les briques thermiques, le grès, les industries chimiques,
le bois, le papier, les industries dépendant du cuir et de la laine,
les produits agricoles et l’emballage des poissons. 

Ce gouvernorat dispose également de ressources minérales
et naturelles dont les plus importantes: 
l’or, l’argent, le fer, le marbre,
 le phosphate, les pierres d’ornement, 
le talc, le sable blanc,
le cuivre, le granit, , le gypse, l’aluminium, 
le quartz, le grenat et l’étain,
et se trouvent en abondance à: Ras Ghareb, Hurghada, 
Safaga, Al Qoseir, Marsa Alam, Chalatine, Abou Ramad et Halayeb.

 

Le pétrole:

76 % de la production totale du pétrole de la République se trouvent 
dans les régions de Ras Ghareb, Al Gemcha et Ras Choqeir.



Enseignement:

342 écoles (en 2013/2014) dont 35 d’enseignement technique, 
63 instituts d’enseignement azharite pré-universitaire, 
en plus de la faculté de pédagogie relevant de l’université du Sud de la vallée 
Ganoub al Wady et l’Institut supérieur de tourisme et d'hôtellerie.


Centres de recherche et de santé:

On y dénombre 7 hôpitaux publics et centraux: l'hôpital central de Ras Ghareb,
l'hôpital public de Hurghada, l’hôpital des maladies épidermiques,
l'hôpital central de Safaga, l'hôpital central d'Al Qosseir,
outre 20 unités sanitaires et 13 hôpitaux privés.

 

Culture:

Le gouvernorat renferme 6 palais de culture, 18 cinémas,
13 bibliothèques publiques, en plus du musée des êtres aquatiques
abritant des poissons rares.



Sport et jeunesse:

Le nombre de centres de jeunesse et du sport s’élève à 17 comprenant
15 bibliothèques, 
outre le stade sportif d’El Gouna à Hurghada.

 

Monuments archéologiques et touristiques:

On y retrouve un bon nombre de monuments pharaoniques et romains
 à Om al Fawakhir et à Wadi al Aamamate à 235 km du Sud d’Hurghada.

 A l’époque copte, le désert oriental fut le refuge des moines.
 Parmi les monastères les plus importants celui de Saint Antoine
à 50 km du Nord d’al Zaafarana et
celui de Saint Paula à 95 km du Nord de Ras Ghareb.

Quant aux vestiges islamiques : le mausolée d’Aboul Hassan Chazli
à Wadi Hamithara à 150 km à l’Ouest de Marsa Alam et
un ancien fort islamique de l’époque ottomane à Qosseir.

 

Sport maritime:

Le tourisme des plages, la plongée, la pêche, la voile. 
Le gouvernorat renferme 150 centres de plongée à Hurghada et à Safaga.



Tourisme thérapeuthique:

Le climat de la mer Rouge est pur, sec, et soleil brillant toute l'année.
Le gouvernorat dispose des composant curatifs tels : le sable noir, l'eau tiède, 
et les rayons solaires notamment la région de Safaga
qui se distingue par son sable 
favorable au traitement des maladies cutanées, 
et du rhumatoïde outre les herbes médicinales
qui se trouvent au sud du gouvernorat.

La station est réputée pour son atmosphère non polluée,
ses dunes de sable noir et ses minéraux utiles pour le traitement
de la polyarthrite rhumatoïde et du psoriasis.


Source : portail de la mer rouge 




dimanche 17 octobre 2021

Marathon de Paris ( 17 octobre 2021 )

 



Bonjour,

Après plusieurs reports en raison de la crise sanitaire,
 la nouvelle et 44ème édition du Schneider Electric Marathon de Paris
 a eu lieu ce dimanche 17 octobre 2021. 

 Une fois de plus, les "runners" ont traversé la capitale
en passant par quelques-uns des plus beaux endroits de la capitale. 

les runners se sont élancés de l'avenue des Champs-Elysées
puis ont traversé la Place de la Concorde, la Place Vendôme, l'Opéra Garnier, 
 l'Hôtel de Ville, la place de La Bastille, le Château de Vincennes, le bois de Vincennes,
 Notre Dame de Paris, le Musée d'Orsay, la Tour Eiffel ou encore le Bois de Boulogne...


Cette année était toute particulière car Maxime,
 le compagnon de ma petite-fille
y participait ! 


Le départ de la 44e édition du Marathon de Paris a eu lieu ce matin.

 Comme le veut la tradition, les participants se sont élancés depuis les Champs-Élysées 
 pour parcourir la distance mythique de 42,195 kilomètres en passant
par les artères les plus prestigieuses de la capitale française
avant de franchir la ligne d'arrivée au niveau de la Porte-Dauphine.



Il y avait du monde hier samedi pour récupérer l'équipement ! ! 


La préparation commença ce matin de bonne heure par un bon petit déjeuner
pour être opérationnel pour le départ à 10H  


  Puis virent les choses sérieuses ! !  


 Puis à 10H02 il s'élança  ! !




Suivi intermédiaire ! 



Et enfin !  



Et ne semblait pas trop éprouvé après 41 km ! 



Bravo Maxime: suis fière de toi! ! 


Vidéo de l'arrivée !   Encore Bravo ! !




Pour information :

Avec une course achevée en 2 heures 04 minutes et 23 secondes,
 le Kenyan Elisha Rotich de 31 ans
bat le record de l’épreuve parisienne, qui datait de 2014.
Chez les dames, c'est l'Ethiopienne Tigist Memuye,
suivie de deux autres Ethiopiennes, qui est arrivée première. 

 Dans la catégorie handisport,
 le Français Julien Casoli a remporté la course, pour la quatrième fois
!


Merci de vos lectures et 
à tout soudain ! ! 


mardi 21 septembre 2021

Egypte , Le Caire , Arbre de la tour du Caire ou arbre Zamalek




Bonjour,

L'arbre de la tour du Caire, ou arbre Zamalek, a plus de 150 ans et
 vous ne pouvez pas le manquer en passant dans la région.

 En 1868, le Khédive Ismail a ordonné qu'il soit ramené d'Inde et
planté là-bas en raison de sa beauté et de sa capacité à fournir de l'ombre. 

 C'est l'un des plus vieux banians du Caire, ( genre de ficus )
et selon plusieurs sources , c'est le seul qui subsiste.

Au fil des ans, l'arbre est devenu une icône de Zamalek, avec des couples,
des touristes et des enfants faisant des souvenirs et prenant des photos à côté.


Zamalek est de loin l'un des plus beaux quartiers du Caire ;
de ses vues époustouflantes sur le Nil à ses rues qui représentent la beauté du Caire moderne. 

L'une des icônes les plus populaires de Zamalek
est l'immense banian situé dans la rue Al Borg, qui mène à la tour du Caire. 





Merci de vos lectures et
à tout soudain





lundi 23 août 2021

Louxor , Palace de Tawfik Pasha Andraus ( Destruction le 24/08/2021 )

 



 

Bonjour,


Aujourd'hui je fus interpellée par l'annonce de la destruction à Louxor

du palace de Tawfik Pasha Andraus






Cette grande bâtisse se situait sur la corniche à l'entrée

du temple de Louxor.


Cette maison faisait partie du paysage de la ville et

qui se promenait sur la corniche ne pouvait l'ignorer.




Je me suis donc penchée sur l'histoire de cette maison qui avait défrayé la

chronique le 7 janvier 2013 par l'assassinat

des deux sœurs, Lodi  et Sofi Andraus

filles du député du Wafd de l'époque du roi Farouk, Tawfik Pasha Andraus.


J'ai vécu à Louxor de 1992 à 2004 et je me souvenais bien de deux villas




Il s'est avéré que Lodi et Sofi étaient les derniers descendants

survivants de Tawfiq Andraus Pasha,

prédécédés par les frères et sœurs Gameel, Gameela et Sameeha. 

Ils avaient passé la dernière décennie à se battre

pour protéger la villa de leur père du gouverneur de Louxor avant 2011,

le Dr Samir Farag, qui a réussi à abattre

la villa voisine appartenant à Elias Andraus Pacha

 Sofi et Lodi ont soutenu que la maison avait une grande

importance historique étant donné les relations

de leur père avec le parti Wafd et

avec Saad Zaghloul, héros de la Révolution de 1919.


 En tant que plus grand propriétaire terrien,

 Tawfiq Andraus Pacha était l'un des hommes les plus puissants

de Haute-Égypte, représentant la région entourant Louxor

en tant que membre du Parlement jusqu'à sa mort. 

Un généreux philanthrope, lui et son père ont travaillé

pour soutenir les chrétiens et les musulmans de Louxor,

en dotant des terres pour soutenir la mosquée Al-Muqashqash

ainsi que l'église de la Sainte Vierge.


Tawfiq Andraus a été enterré quelques jours après son décès,

le 7 janvier 1935 jour où la fête musulmane

de l'Aïd al-Futr coïncidait avec le Noel copte..

 Les avoirs de la famille ont sans aucun doute été réduits

par la loi de réforme agraire promulguée  après la révolution de 1952.

 l'avocat de la famille, Arian Aziz, a classé la propriété restante

des sœurs Andraus à 200 feddans,

 principalement sur la plantation de l'île Banana 

au sud de Louxor .

Dans ses tentatives pour démolir la maison,

 le Dr Samir Farag a soutenu que les légendes

de Tawfiq Andraus Pacha n'étaient rien de plus

qu'un mythe et qu'aucune véritable « valeur historique »

 ne pouvait être attachée à la résidence de Tawfiq Andraus. 

Compte tenu du peu de recherches sur cette ère du passé de Louxor,

 il est presque impossible de trier les faits

de la fiction dans le récit historique. 

Il en va de même pour une grande partie du sud de l'Égypte,

 mis à l'écart dans les représentations de la république moderne

 qui se concentrent massivement sur le Caire,

 Alexandrie et les batailles du Sinaï.

Donc hier, j'ai appris la destruction de la deuxième maison

et j'avoue que cela m'a affecté :

Réalité ou fiction cela n'était pas bien grave mais

ces belles bâtisses témoignaient du passé ! 








« Le palais ne possède pas les éléments architecturaux nécessaires pour figurer
 sur la liste des monuments antiques », 
reprend Al-Qassabani soulignant qu’en 2010, le grand palais de Yassy Andrawos,
 siège du Parti national démocrate, a été démoli, et avec la mort des deux filles
de Tawfiq pacha il y a huit ans,
 ce « petit » édifice abandonné représentait un grand danger pour les passants.

 Actuellement, avec les travaux de fouille, de restauration et
de développement de l’Allée des béliers, 
 la démolition du palais était devenue inéluctable.

Malgré la démolition, le débat continue. Et pour apaiser le grand public,
 Moustapha Waziri, secrétaire général du Conseil suprême des antiquités, 
 explique la raison pour laquelle le palais a été démoli.

 « Nous avons trouvé en 2008-2009 des traces d’un temple romain
 sous le palais Andrawos, 
et on va poursuivre les fouilles
juste après le débarras des débris »,
 déclare Waziri. 
 
 Un prétexte inacceptable pour la grande majorité.
 « S’il existe un temple sous le palais, 
 il est alors inconcevable d’utiliser des véhicules lourds pour sa démolition.
 Il faut conserver ce qu’il y a en dessous »,
 affirme l’archéologue Abdel-Hamid Abdel-Qader. 
 En effet, selon de nombreux spécialistes, 
 la célèbre ville thébaine a beaucoup perdu après la démolition du palais Tawfiq pacha Andrawos. 
 « La ville a perdu une valeur architecturale, urbaine,
 commémorative, esthétique, historique, nationale et symbolique », 
 conclut l’architecte Essam Safieddine.
Source Al Haram Hebdo 

Merci de vos passages et vos lectures

A tout soudain ! 


Le palais en quelques dates :

1897 : La famille bourgeoise d’Andrawos quitte le gouvernorat de Qéna et
s’installe à Louqsor.

 Le père Andrawos pacha Bichara,
un des grands commerçants de la Haute-Egypte, construit deux palais,

 l’un pour son fils Yassy et l’autre pour son frère Tawfiq.

1923-1935 : Tawfiq pacha Andrawos devient député du gouvernorat
de Louqsor pour trois mandats consécutifs.

6 janvier 1935 : Mort de Tawfiq à 43 ans laissant quatre enfants :
Gamil, Gamila, Loudy et Soufy.

1953 : Après la Révolution de 1952,
le conseil du commandement de la révolution confisque

 le grand palais de Yassy Andrawos après la fuite de la famille hors d’Egypte, 

 alors que les descendants de Tawfiq gardent leur palais et ne l’ont jamais quitté.

Dans les années 1980 : Le grand palais de Yassy devient le siège du Parti national démocrate.

2010 : Le gouvernorat démolit le grand palais de Yassy.

2011 : Décès de Gamila Tawfiq après son frère.

7 janvier 2013 : Assassinat des deux autres soeurs.

2020 : Fouilles illicites au palais.

Août 2021 : Démolition complète du palais historique

mardi 15 juin 2021

Covid 19 ; Katalin Kariko

 



En cette période de crise sanitaire,
 il m’a paru intéressant de parler de Katalin Kariko,
cette chercheuse sans qui nous ne pourrions
être vaccinés contre le Covid19.

Elle est née en 1955 en Hongrie dans une famille pauvre.

Elle est passionnée par les sciences et doctorat en poche,
elle poursuit ses recherches dans un centre de recherche hongrois.

Mais le manque de moyens de cet établissement
 la pousse à quitter ce pays en 1985,
avec son mari et sa fille de 2 ans.

 Elle postula en France, Espagne et Angleterre
 mais ce ne fut pas possible.

 Finalement elle obtint un poste
dans une prestigieuse université de Philadelphie.

 Ces travaux sont méprisés et elle est rapidement mise à l’écart.

Il faut néanmoins admettre qu’à cette époque
la communauté scientifique est surtout concentrée
par les recherches autour de l’ADN.

Mais Katalin persiste dans ses recherches sur l’ARN messager
qui « apporte aux cellules un mode d'emploi
sous forme de code génétique pour combattre les maladies. »

Elle était certaine que cela pouvait être utile
dans le traitement de certaines maladies (suite d’AVC)

Dans le milieu scientifique,
personne ne croit à ses travaux et son seul soutien est sa mère. 

En 2005,
elle trouve la méthode pour réduire l’inflammation à l’ARN messager

Katalin Kariko parvient progressivement
à introduire des modifications dans la structure de l'ARN,
afin qu’il soit plus facilement accepté par le système immunitaire,
et éviter les réactions inflammatoires.  

La voie au vaccin était ouverte et
elle fut engagée par BioNTech
mais sa publication fut peu médiatisée.

Ce n’est qu’en 2015 que ses travaux sont rendus publics
et cette chercheuse inconnue et marginalisée
devint une des figures scientifiques les plus éminentes.

Après quasiment quarante ans d’efforts
ses recherches sur l’ARN messager,
utilisé pour mettre au point ce vaccin,
étaient enfin validées et allaient permettre
de lutter contre la pandémie du Covid-19.

Quelques années plus tard,
à l’heure où la planète doit combattre un virus,
 les découvertes de Katalin Kariko ont leur importance.

En effet les deux vaccins Pfizer et Moderna
sont basés sur cette même stratégie.

Katalin Kariko occupe aujourd'hui
un poste élevé au sein du laboratoire allemand BioNTech,
associé à la firme Pfizer,
qui produit le premier vaccin distribué dans le monde occidental,
l'autre étant fabriqué par Moderna,
dont le nom signifie "Modified RNA" (ARN modifié).

Il est à noter que cette méthode est actuellement
étudiée comme espoir pour produire un vaccin visant à enrayer le SIDA.

Il n’est donc pas impossible que  son nom
soit probablement cité parmi
les candidats au prochain prix Nobel. 

Merci de vos passages et vos lectures

A tout soudain ! 

mardi 25 mai 2021

Egypte, Akhénaton, Aménophis IV ou Aménotep

Article écrit en 2018 




Bonjour,

Aujourd'hui, laissez moi vous parler du pharaon que je préfère:
celui qui me fascine le plus:
Akhénaton ! ! ! 

Peu de personnalités de l'ancien monde excitent autant d'intérêt pour les érudits,
 les artistes, les croyants religieux et le grand public que Akhenaton, 
 le dirigeant égyptien qui a mené une réforme fondamentale de la religion 
 et de l'idéologie politique au milieu du 14 ème siècle avant JC.
 Il a introduit et soutenu le culte du disque solaire (appelé l'Aton) 
 comme le seul dieu vénéré par le roi et sa famille royale.

Akhenaton est le fils du puissant pharaon Aménophis III,
 qui régna au XIVe siècle avant notre ère. 
 À sa naissance, il reçut le même nom et commença son règne en tant que Aménophis IV 
 (à noter que le nom est parfois transcrit en « Amenhotep »).
 Ce nom rend hommage à la divinité suprême du panthéon égyptien,
 Amon-Râ (ou Amon-Rê, ou encore Rê), 
le liant directement à la grande tradition religieuse de son pays.

Amarna (Tell el-Amarna ou el-Amarna) est le site archéologique d'Akhet Aton
 "L'Horizon d'Aton",
 la capitale construite par le pharaon Akhénaton aux alentours de - 1360



( Musée de Louxor )
  
Quand il devient pharaon en 1353 ou 1351 avant J.-C., 
Akhenaton se retrouve face à un clergé égyptien fortement corrompu.
 Le jeune homme est révulsé par la vision que lui offre le temple d'Amon :
 les prêtres collectent des offrandes censées aller aux dieux 
 mais qui sont en réalité uniquement destinées à entretenir leur propre luxe ;
 de plus, ils forment de véritables harems de jeunes filles, 
officiellement consacrées aux divinités,
 et ils entretiennent la superstition populaire pour mieux régner.


 Profondément mystique, la religion égyptienne est complexe et mystérieuse. 
 Quand le jeune Aménophis IV prend les rênes de l'Égypte,
 ce culte existe depuis longtemps et l'on est loin du spiritisme des origines : 
 l'Égypte n'est plus l'énigmatique pays des pyramides 
 mais une vaste nation impérialiste qui se ramifie dans tout le Proche-Orient, 
 domine des peuples qui lui paient tribut et tient en place via une administration complexe. 
 Le nouveau pharaon a tout d'un idéaliste ;
 cette situation lui déplaît et il va en modifier les règles.

 Pour Akhenaton, il n'existe qu'une seule source de divinité : le soleil.
 Aton était déjà une divinité existante mais rarement 
évoquée pour parler du disque solaire. 
 Akhenaton choisit d'en faire le seul dieu et abolit le panthéon égyptien traditionnel,
 centré autour de la figure divine d'Amon-Râ. 
Il change son nom d'Aménophis IV en Akhenaton,
 qui signifie « Aton est satisfait ». 
 Ainsi, il se pose en tant que représentant d'Aton et
 efface toute référence à Amon-Râ dans son nom. 
 Ce n'est que la première étape d'une vaste opération iconoclaste.

 Pour les Égyptiens, le nom et le langage sont très importants :
 la richesse des hiéroglyphes de l'Égypte antique en est le meilleur exemple.
 Akhenaton va donc s'appliquer à détruire toutes les inscriptions en hommage 
 à d'autres dieux sur les monuments égyptiens :
on y efface le nom d'Amon-Râ et de ses compagnons.

Akhenaton ira jusqu'à faire marteler le nom de son père Aménophis III 
parce qu'il contenait le hiéroglyphe signifiant Amon : 
ce geste fit scandale dans la société égyptienne où le culte des morts, 
en particulier des parents, est une tradition très forte.


Cette célèbre tablette représente notamment
 le pharaon Akhenaton en adoration devant Aton, 
le disque solaire dont partent des rayons terminés symboliquement par des mains. 


Bien évidemment, le clergé égyptien est réduit à néant. 
Le culte solaire d'Aton est organisé dans de petits temples à ciel ouvert
 qui n'ont rien de commun avec les énormes lieux de culte bâtis tout au long du Nil. 
 Les prêtres d'Amon et des autres divinités sont congédiés et,
 dans l'ombre, vont ruminer leur revanche...
 (source: futura science)


Jusqu’à récemment, les seuls à ne pas avoir eu leur mot à dire
 sur le legs d’Akhenaton étaient ses sujets. 
Mais certains se sont montrés très loquaces sur ce pharaon,
 qui gouverna entre 1353 et 1336 av. J.-C., 
et tenta de transformer la religion, l’art et le pouvoir en Égypte. 
Les réactions de ses successeurs à son règne furent très violentes.
Toutankhamon lui-même émit un décret critiquant
 l’état du royaume sous l’autorité de son père :
 « La terre était en souffrance ; les dieux l’avaient abandonnée. » 
 La dynastie suivante qualifia Akhenaton de « criminel » et de « rebelle ». 
 Ses statues et représentations furent détruites par les pharaons suivants,
 qui firent tout pour l’effacer définitivement de l’histoire.

Les avis ont basculé dans l’excès inverse à l’époque moderne,
quand les archéologues ont redécouvert Akhenaton.
 En 1905, James Henry Breasted le décrivait comme
 « la première individualité dans l’histoire humaine ».
 Pour lui et beaucoup d’autres, Akhenaton fut un révolutionnaire dont les idées,
 en particulier sa conception du monothéisme, étaient très en avance sur son temps. 




 ( Ce buste d’Aménophis IV-Akhenaton fut brisé par les successeurs du souverain, 
 au xive siècle av. J.-C., puis endommagé pendant un transport, 
 au cours de la Seconde Guerre mondiale. 
 Il est conservé au Neues Museum, à Berlin.)


Il a été décrit comme un proto-chrétien, un écologiste pacifique, 
un homosexuel revendiqué, un dictateur totalitaire. 
Les nazis et les mouvements afro6centristes l’ont loué avec la même ardeur.
 Thomas Mann, Naguib Mahfouz, Frida Kahlo l’ont intégré dans leur oeuvre. 
 Sigmund Freud s’est évanoui pendant un débat houleux 
 avec le psychiatre suisse Carl Jung portant sur l’amour maternel excessif d
 ont aurait souffert le pharaon (diagnostic de Freud :
 Akhenaton souffrait d’un complexe œdipien mille ans avant Œdipe).

Le fils d’Aménophis III, monté sur le trône sous le nom d’Aménophis IV, 
prit deux décisions capitales à la cinquième année de son règne. 
Il changea son nom en Akhenaton (« voué à Aton »)
 et décida de déménager sa capitale sur le site connu aujourd’hui comme Amarna. 
 Il baptisa sa ville Akhetaton (« horizon du disque solaire »),
 et cette bande de désert vide accueillit bientôt quelque 30 000 âmes.
 Palais et temples surgirent de terre à un rythme élevé, certains d’une taille surprenante.
 Le temple d’Aton, le plus vaste complexe rituel de la cité, était long de près de 800 m.
 En parallèle, l’art égyptien connut une révolution.

 Sous Akhenaton, les artisans purent créer des scènes
 réalistes et gracieuses du monde naturel, 
 et même portraiturer Akhenaton et sa reine, Néfertiti, 
 dans des poses inhabituellement naturelles et intimes.
 Le couple royal était souvent représenté embrassant et caressant ses filles. 

Une scène allait jusqu’à représenter le roi et la reine s’apprêtant à partager leur couche.
 La représentation des traits d’Akhenaton semble destinée à impressionner le spectateur : 
 des mâchoires massives, des lèvres tombantes et des yeux étirés d’une ineffable étrangeté. 
 Suivant la conception du souverain, la religion subit une simplification radicale. 
 Les Égyptiens honoraient jusqu’à un millier de divinités,
 mais Akhenaton n’était dévoué qu’à un seul dieu.

Lui et Néfertiti fonctionnaient comme des intermédiaires privilégiés 
entre le peuple et Aton,
 endossant le rôle traditionnel de la prêtrise. 
 Tout cela devait représenter une menace pour les prêtres de l’ordre ancien,
 au service d’Amon.
 Après quelques années de séjour à Amarna, 
 le pharaon ordonna à ses ouvriers d’arracher
 toutes les représentations d’Amon dans les temples d’État. 
 Un geste d’une audace extraordinaire :
 pour la première fois dans l’histoire, un roi s’attaquait à un dieu. 
 Mais les révolutions ont tendance à se retourner contre leurs meilleurs défenseurs,
 et cette violence devait finalement dévorer les
propres créations d’Akhenaton.



( Une stèle de calcaire au musée Neues présente
 Akhenaton et Néfertiti avec trois de leurs filles sous le dieu du soleil.)


Horemheb et ses successeurs, dont Ramsès II, 
détruisirent les palais royaux et les temples d’Amarna,
et brisèrent les statues d’Akhenaton et de Néfertiti. 
Ils supprimèrent aussi les noms du pharaon hérétique et
 de ses héritiers sur les listes officielles des souverains égyptiens.
 C’est en partie pourquoi le tombeau de Toutankhamon,
 dans la Vallée des Rois, échappa aux pillages.
 Du temps des pharaons, des générations de pillards passaient au crible
 ce type de sépultures, mais celle de Toutankhamon resta en grande partie inviolée :
 elle était tout simplement tombée dans l’oubli.

On avait sans doute aussi oublié les détails de la vie à Amarna. 
De récentes fouilles dans le grand temple d’Aton révèlent que l’édifice fut détruit
et reconstruit vers la douzième année du règne d’Akhenaton.

 En 1358 avant J.C., le futur Akhenaton (celui qui est bénéfique pour Aton)
ceint la double Couronne dans la cité de Thèbes.
 A ses côtés se tient non seulement sa mère, la reine Tiy
 mais surtout la divine Néfertiti son épouse appelée Sahrâ dans l’intimité.

Un couple magique et légendaire qui va régner sur l’Egypte
 pendant une vingtaine d’années.
Le nouveau pharaon va privilégier le culte du disque solaire Aton.
 Peut-être lassé par le conservatisme des prêtres d’Amon,
 il impose Aton comme seul dieu.
 Il s’oppose principalement au grand prêtre Aânen,
 son oncle qui le traite volontiers d’hérétique
 « l’idéologie que prône le prince royal met en péril la cohésion de notre Terre,
son existence même ».

Malgré tout le jeune souverain va progressivement imposer une religion
que certains qualifient d‘ hénothéiste et d’autres de premier monothéisme exclusif.

Akhenaton et Nefertiti, main dans la main…

Statue représentant le couple Akhénaton - Néfertiti - calcaire peint - Nouvel Empire
Provenance probable : Tell el-Amarna
Département des Antiquités égyptiennes du Musée du Louvre



( Musée de Louxor )



( Musée du Caire )


( Minieh )



La cité perdue d'Akhénaton
reconstitution en 3D par Archéovision Cnrs )


( Hall de la villette ; exposition Toutankhamon mai 2019 )


Merci de vos lectures et 
à tout soudain  ! !

 Transfert d'Akhenaton au nouveau musée du Caire GEM  ( 08/2019)





Musée de la civilisation égyptienne ( 02/2022 )