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samedi 21 septembre 2019

Egypte. Halawa. L'épilation au fil !



Bonjour,

Lorsque j’ai commencé ce blog,
je vous ai parlé de l’épilation au sucre ou Halawa .
Aujourd’hui, j’aimerais vous présenter
une pratique très répandue au pays des pharaons :

L’épilation au fil.

Comment cela se passe t-il ?
C'est très simple et pour ce faire, je vous propose de regarder comment
la petite jeune fille chargée de cette tache a préparé son fil .




Elle en fait une sorte de boucle et avec un mouvement de la tête
retire tous les poils que vous avez sur la figure grâce à l'intérieur de la boucle:









Le principe est très simple et toutes les femmes égyptiennes
qui se rendent chez le coiffeur en profitent pour se faire enlever la moustache
ou se faire également épiler les sourcils grâce à ce moyen.


Il faut également préciser que ce service n'est pas couteux
et qu'il faut compter 5 LE pour la moustache
ce qui équivaut à moins d'un euro ! ! ! ! !

Ceci étant, je n'ai pu résister à vous présenter le babylis dont se servent
nombre de coiffeur : il s'agit du fer chaud ! !



Il chauffe sur un bec de gaz et sert à friser ou boucler
les cheveux des égyptiennes qui ont en majorité
de beaux cheveux bien épais ! ! !


Merci de vos lectures et commentaires

Article associé:
épilation au sucre

vendredi 20 septembre 2019

Egypte, Halawa ou épilation au sucre

Bonjour,

En Egypte, où je vis, cela s’appelle « halawa »
qui veut dire : bonbon.



ce à quoi je veux faire référence.

Il suffit de faire un caramel (eh oui, un VRAI caramel) c’est à dire :
Prendre une casserole et y mettre du sucre ,un peu d’eau et un jus de citron
( faites bien attention de ne pas « noyer » votre préparation !!)


Vous pouvez aussi y ajouter aussi un peu de miel
( ce que je ne fais jamais je vous précise),
mais cela est aussi conseillé !)


Dès que ce mélange commence à blondir, retirez-le du feu et placez cette préparation
sur une plaque pour le laisser refroidir.

( Attention pas trop longtemps car il serait trop dur !!)



 Ensuite, il faut travailler cette pâte et obtenir une boule dont la consistance
 doit ressembler à du chewing-gum.

Maintenant, le plus dur reste à faire : c’est à dire étalez cette pâte sur les zones à épiler
 et tirez avec un mouvement rapide pour arracher le poil à sa racine.



Il faut néanmoins travailler sur des poils ayant une longueur de 3 à 4 mm.

La méthode semble simple mais il faut avouer qu’une grande pratique
est à la base de la réussite de votre épilation.

En effet, il faut faire très attention à ne pas se brûler et aussi acquérir un certain doigté
 afin de parvenir à conserver la consistance désirée à cette pâte
; trop dur cela ne serait pas efficace
et trop mou, cela deviendrait collant
et donc sans intérêt pour l’arrachage des poils ! ! ! !




« Chez moi » les femmes arrivent à épiler les deux jambes en un quart d’heure
 alors que je dois reconnaître mettre facilement  une heure pour cette opération.

Ce qui est essentiel et primordial réside dans le mouvement d’arrachage du poil
 qui doit être exécuté dans le sens contraire de son implantation………

En toute franchise, cela n’est pas plus douloureux
que nos bons vieux rasoirs électriques……..style lady-shave ou autre……


Et je puis vous assurer que cette technique vous permet d’avoir un épiderme parfaitement
 lisse et doux car votre peau aura par la même occasion subit un gommage naturel ;
les effets restent visibles pendant une durée variable suivant les personnes mais qui ne saurait
en aucune façon être inférieure à 4 semaines au début.

Il faut également signaler que la repousse est retardée après chaque utilisation
 pour, après une longue pratique, constater une absence définitive des poils……….
( mon rêve ! ! ! !)

Ah, j’oubliais de vous dire qu’après cette épilation, je vous recommande d’aller immédiatement
et impérativement prendre une douche car vous allez vous faire l’effet
d’être un sucre d’orge ( toute collante ! ! ! )

Les femmes arabes se servent de ce procédé depuis la nuit des temps et
il est, encore de nos jours très employé dans tout le Moyen-Orient ;
alors, pourquoi ne pas l’utiliser chez nous car pour un coût très modeste,
(sucre, eau et citron) vous pourrez avoir des jambes de rêve
avec un produit naturel.

Je ne résiste pas à l’envie de vous parler d’une autre forme d’épilation
qui se pratique aussi en Egypte : l’épilation du duvet du visage avec un fil.

Les femmes tiennent entre leurs dents un fil de couture ( assez résistant quand même !)
et s’en servent comme d’un ciseau pour couper les fins poils.

Toute la technique réside dans la manière de positionner ce dit fil
et je vous assure pour l’avoir fait faire une fois que cela est tout aussi
efficace que nos rasoirs ( si chers !!)

Merci de vos passages et à très bientôt ,

Article associé:
Epilation au fil 


samedi 7 septembre 2019

L'ultime voyage du cercueil extérieur de Toutankhamon


Bonjour,

 Permettez moi de vous présenter un magnifique article écrit par Marie Grillot,
 paru ce jour 7/9/2019 sur la page Egypte-actualités




En ce 12 juillet 2019, au cœur de la vallée des rois, dans la KV 62, 
dernière demeure d'un jeune roi emblématique, 
la tension devait être à son comble et l'émotion palpable : 
ces sensations étaient très certainement conjuguées
 au sentiment de vivre un moment exceptionnel …

En effet, après une période de plus de 3200 ans, le sarcophage extérieur de bois doré, 
qui n'avait jamais quitté la tombe depuis les funérailles
 du jeune Toutankhamon, allait en être extrait …

Tout comme le 11 avril 2018, les 122 objets du trésor exposés au musée de Louqsor,
 il allait entreprendre le long voyage menant vers une nouvelle "demeure" :
 le GEM (Grand Egyptian Museum érigé près des pyramides)…

Pour ce trajet de plus de 650 km sous haute protection,
 le cercueil anthropoïde de bois doré a quitté avec 
d'infinies précautions 
 la cuve "jaune dorée en quartzite monolithe", 
qui devait lui servir de réceptacle pour l'éternité.

Confiné dans la tombe depuis des siècles
 tout a été mis en œuvre afin qu'il ne subisse aucune des agressions extérieures
 ou vibrations qui risqueraient de l'endommager irrémédiablement,
 son état étant déjà fort préoccupant.

En effet, "des examens préliminaires effectués sur le cercueil extérieur
 à l'intérieur de la tombe 
ont révélé qu'il souffrait d'une faiblesse générale et que des couches de plâtre doré, 
 celles du couvercle et de la base, étaient fissurées.
 Une intervention immédiate pour restaurer le cercueil 
 dans un environnement approprié s'avérait requise" 
 (communiqué du Ministère des Antiquités).

Une équipe de professionnels l'a soigneusement protégé, 
en a renforcé les parties fragilisées. 
Lors de la conférence de presse internationale, tenue devant le GEM le 4 août, 
le jeune pharaon d'or, placé dans un caisson transparent, nous est apparu, 
comme nimbé d'un voile aérien, tout à la fois magnifique et fragile.

Le Ministre Khaled el-Enani a présenté les mesures prises pour sa conservation 
et sa restauration tout en précisant :
 "Nous vous montrons un objet historique unique,
 pas seulement pour l'Egypte mais pour le monde entier".

 Il a précisé qu'à l'issue de son long périple, 
le cercueil avait été déposé une semaine en salle d'isolement,
 puis a ajouté : "La phase de stérilisation du cercueil a commencé le 22 juillet 2019 
 pour compléter le plan de remise en état, qui comprend
 également des examens et des analyses (non invasives), 
 et à la lumière des résultats de ces tests,
 le nettoyage mécanique et le nettoyage humide seront effectués. 
 Les travaux de remise en état devraient durer environ huit mois".

Le GEM, dont l'ouverture est espérée pour 2020, 
sera ainsi en mesure de présenter les trois cercueils 
(les deux premiers de bois doré et le dernier d'or massif) dans lesquels 
reposait Toutankhamon dont la tombe fut mise au jour
 le 4 novembre 1922 par Lord Carnarvon et Howard Carter…

Ce dernier devra patienter presque trois années
 avant de pouvoir examiner, avec une extrême attention, 
les cercueils "gigognes", les ouvrir et être enfin face à la momie
 de ce jeune pharaon que,
 d'une certaine façon, il ramenait à la vie…

En effet, après la découverte de l'automne 1922, 
des mois seront nécessaires pour vider l'antichambre ;
 la porte murée de la chambre funéraire ne sera démolie que le 17 février 1923…
 Puis, peu de jours après, le 26 février, la tombe sera fermée. 
Elle ne rouvrira qu'en 1924, ce qui permettra notamment, le 12 février, 
que les "ouvriers de Carter soulèvent le couvercle du sarcophage et
 révèlent le cercueil extérieur qui représente le roi en Osiris" (Zahi Hawass). 
 Mais l'hypogée sera à nouveau fermé 3 jours plus tard 
en raison d'un désaccord opposant Carter à l'Etat égyptien…

Mais enfin, le 13 janvier 1925, à l'issue de tractations délicates débutées le 4 janvier,
 une nouvelle concession sera attribuée à Lady Almina - 
veuve de Lord Carnarvon-, et à Howard Carter.

Dans son excellent "Toutankhamon", Marc Gabolde précise :
"Ce n'est que le 25 janvier que Carter revint dans la tombe
 pour une très courte saison.
La fouille proprement dite se limita au nettoyage 
à l'ammoniaque de la surface du premier cercueil doré". 
Carter et son équipe n'engageront le délicat travail d'extraction du couvercle 
de ce premier cercueil qu'au mois d'octobre suivant.
 "Après l'avoir soigneusement examiné, nous conclûmes que les poignées d'argent 
 deux de chaque côté étaient en assez bon état
 pour supporter encore le poids du couvercle" raconte le découvreur.

 Dans l'inventaire qu'il dressa des objets du trésor,
 le cercueil extérieur sera numéroté 253.
Nicholas Reeves nous donne les informations suivantes : 
"D'une longueur de 2,24 m, le cercueil avait la tête orientée à l’ouest. 
Il reposait sur un lit bas de forme léonine, intact en dépit du lourd fardeau de 1250kg 
qu'il avait dû porter pendant plus de trois mille deux cents ans.

 On trouva au fond du sarcophage des copeaux provenant des pieds du couvercle, 
 raboté au moment des funérailles pour corriger 
une erreur de conception qui l'empêchait de s’ajuster au cercueil. 
 On sut d'après ces copeaux que le cercueil était en cyprès, 
 enduit d’une mince couche de plâtre modelée en relief et revêtue d’une feuille d’or.
 L’épaisseur de l'or variait, depuis les lourdes plaques utilisées pour le visage et les mains 
 qu'à la plus fine des feuilles d'or recouvrant cette curieuse coiffure ressemblant au khat.

 De même, les couleurs du revêtement de métal n'étaient pas sans nuances et,
 selon les propres termes de Carter,

 l’alliage plus pâle des mains et du visage évoquait 'l’impression de grisaille donnée par la mort'."
Puis, il le décrit ainsi de façon très précise : 
"Le décor en bas relief du couvercle et du cercueil est en rishi - motif imitant la plume.
 À gauche comme à droite, en surimpression sur ce plumeté,
 apparaissent les deux figures délicates d’Isis et de Nephthys,
 les ailes déployées pour protéger le roi comme le rappelle l'une des
 deux colonnes de hiéroglyphes à l'avant du couvercle. 
 Sous les pieds du roi, on retrouve Isis agenouillée sur le signe hiéroglyphique de l'or.
 L'ensemble domine un texte en dix colonnes.

Sur le couvercle, le roi mort figure en haut relief sous les traits d’un Osiris gisant. 
 Il porte un large collier et des bracelets ornés en bas relief et, les bras croisés sur la poitrine, 
 il tient les deux symboles de la royauté, le sceptre heqa (main gauche) et le fouet (main droite). 
 À son front se dressent les 'Deux Maîtresses', Ouadjet et Nekhbet, 
 le cobra sacré de Basse-Egypte et la déesse-vautour de Haute-Egypte.
 Elles sont parées d’une petite guirlande de feuilles d’olivier et
 de fleurs semblables à des bleuets,  liées par une mince lanière de papyrus. 
 Les feuilles d’olivier avaient été soigneusement disposées de manière à présenter 
 alternativement leurs deux faces, la verte et l’argentée".

L'art égyptien en général - et peut-être tout particulièrement ce qui concerne ce jeune pharaon 
- a ceci d'extrêmement précieux : 
il ne cesse de nous toucher, de nous émouvoir… Est-ce dû à la beauté, à la perfection, 
à la richesse, à la lumière par-delà la mort, au sentiment d'éternité ?

Il est certainement vain de chercher à expliquer de façon rationnelle
 l'émotion pure qui nous étreint face à ce jeune souverain mort 
depuis des siècles et au trésor qui l'accompagnait pour son éternité…

Texte de Marie Grillot

Communiqué de presse du 4-8-2019 du Ministère des Antiquités
The Tomb of Tutankhamun, Howard Carter
Toutankhamon, vie, mort et découverte d'un pharaon, Nicholas Reeves, Editions Errance 
Howard Carter, The path to Tutankhamun, T.G.H. James, TPP, 1992
Toutankhamon, Marc Gabolde, Pygmalion, 2015
Catalogue de l'exposition "Toutankhamon, trésors du pharaon d'or",
 Zahi Hawass, IMG Melcher Media, 2018

Légende : Le cercueil extérieur de Toutankhamon
(réf : Carter 253) présenté au GEM le 4 août 2019
bois doré
Provenance : Tombe de Toutankhamon (KV 62 - Vallée des Rois)
 découverte le 4 novembre 1922 par Lord Carnarvon et Howard Carter
Photo Ministère des Antiquités


dimanche 1 septembre 2019

Hurghada, vendeur de barbe à papa ( article écrit en 2006 )




Bonjour,

Vous connaissez tous la barbe à papa
ou "char el banat" en arabe ce qui veut dire littéralement:
"les cheveux des filles "! ! !

Mais peu d'entre vous savent
comment nous la trouvons en terre des pharaons.



Cet homme est notre vendeur de barbe à papa:
il les propose dans des petits sacs en plastiques.
Il annonce son arrivée par une sorte de trompette et
dès qu'ils reconnaissent ce son si spécial,
les enfants sortent afin de lui en acheter ! !





Désolée si les photos ne sont pas très claires
mais il était presque 19H45 et
le soir commençait à tomber ! ! !

Chaque paquet est vendu 25 piastres
ce qui équivaut à 0,25 francs français...
je vous laisse faire la conversion en euro ! ! !

Comme cette façon de vendre ce produit si connu
était si différente de chez nous,
j'ai pensé qu'il serait intéressant et
amusant pour vous de vous le faire découvrir.


Merci de vos lectures et commentaires,


dimanche 28 juillet 2019

Les transports du 19e siècle en Egypte : Calèches et « Suarès »



Bonjour,

Aujourd'hui je vais vous présenter un superbe article émanant 
du progrès égyptien.


 Un véhicule hippomobile Suarès

"Si, au cours d’une promenade au Caire, vous souhaitez faire un saut dans le passé, 
imaginez des rues sans encombrements et une circulation fluide, 
prenez donc le chemin de la corniche.
 A proximité de l’imposante tour du Caire, des têtes de cheval surveillent,impassibles, la foule. 
 Ces superbes équidés vous attendent pour vous emmener en promenade
 le long de la corniche du Nil.
 Vous êtes sur le point de découvrir comment on se déplaçait autrefois dans la capitale,
 non pas en taxi, métro, autobus ni autres engins pétaradants, mais… en calèches !


Transportant le passager dans une époque au mode de vie raffiné, ces calèches étaient 
 tirées par un attelage de chevaux (deux, quatre, six ou parfois huit comme celui offert
 au khédive Ismaïl par l’empereur Napoléon III et l’impératrice Eugénie) 
et guidées par un « qamshagy »
 dont le rôle était d’éloigner les passants.

Depuis 1894 vers la fin du XIXe siècle jusqu’aux années 20 du siècle précédent,
 le gouvernement égyptien devait promulguer une liste des véhicules de transport.
 Celle-ci comportait évidemment les calèches, ces véhicules hippomobiles, qui roulaient 
 dans la capitale et les provinces malgré l’existence du tramway en 1896 et 
de l’automobile en 1908, décrit par la presse à l’époque 
comme étant bruyant et effrayant !

Dans les années 1901, 1918 et 1928, il existait une liste des véhicules qui circulaient 
dans les rues de la capitale. Cette liste était publiée dans le Journal Officiel. 
Il existait aussi des règles spécifiques auxquelles devaient se conformer les omnibus, 
les calèches qui stationnaient devant les hôtels ou qui transportaient les gens depuis leur maison, 
ou encore ce qu’on appelait « suarès » en arabe. Le « suarès » était un type de calèche
 formée d’une énorme planche de bois de couleur grise, tirée par des mulets. 
 Ce type de calèche roulant sur les rails, un peu modeste, servait au transport des gens 
 dans les petites rues et les allées étroites. 
 Ce tramway public à traction animale est l’œuvre des Frères Suarès, 
auxquels il doit le nom.

La première compagnie de transport public du Caire a été effectivement 
fondée par la famille Suarès,
 les services de la compagnie étaient connus dans la ville sous le nom
d'« Arabat Suarès » ou la voiture de Suarès.

La famille Suarès est arrivée en Egypte de Leghorn au début du XIXe siècle.
 Les frères Isaac et Menahem Suarès della Pegna sont décrits dans 
 le recensement de Montefiore d’Alexandrie en 1840 comme parmi 
 les personnes les plus importantes de la communauté juive.
 Ils étaient impliqués dans les banques et le commerce. 
 Vers 1875, Joseph, Félix et Raphaël Suarès, fils d’Isaac,
 fondent la "Maison de banque Suarès Frères et Cie" 
 au Caire qui se poursuivra jusqu’en 1906, contribuant 
au financement de l’aménagement des terres,
 des chemins de fer et de l’approvisionnement en eau.
 Les fils de Joseph ont fondé la "Banque Commerciale d’Egypte Ltd", 
 tandis que le fils de Félix Léon a servi comme un administrateur de la "Banque Nationale".
 Edgar Suarès, un descendant de Menahem, avait sa propre banque à Alexandrie et 
 son fils Carlo était un auteur bien connu sur la philosophie orientale. 
 Il y avait diverses autres familles Suarès en Egypte, 
qui ne peuvent pas encore être liées à la généalogie principale.
 Une autre branche de Leghorn s’installe à Marseille et c
omprend l’auteur et poète André Suarès (1868-1948).

En janvier 1901,  tout propriétaire d’un véhicule à l’usage public
 (service d’hôtel,d’établissements scolaires ou autres) 
était obligé de présenter son nom, son adresse de domicile et
 le nombre de voitures qu’il possède à l’autorité compétente, afin de pouvoir s’acquérir 
 d’un permis associé à chaque véhicule et portant son nom, moyennant 5 piastres. 
 En vertu de la loi publiée dans le Journal Officiel en 1901, 
 la voiture autorisée devait avoir une bonne charpente et devait être propre.
 L’attelage de chevaux devait être en bonne santé, ne portant aucune blessure ou maladie.

Outre le « Suarès », il existait aussi, vers la seconde moitié du 19e siècle, 
ce que l’on appelait les « Hammara », ce mot est dérivé du terme « homar », 
qui veut dire âne en arabe.
 Les « hammaras » ou les âniers sont les hommes qui conduisent un âne.
 Leur métier était indispensable dans les rues du Caire
 du fait que les ânes étaient le principal moyen de transport du peuple. 
 Près de 1739 âniers exerçaient ce métier, devenu prospère au Caire.

En 1918, de nouvelles lois ont vu le jour. 
Désormais, les voitures roulant dans les rues de la capitale, 
quelle que soit leur force motrice, 
devaient être immatriculées. 
Des nombres sont indiquées à l’arrière du véhicule ou dessinés sur ses phares. 
Des nombres en rouge sont accrochés à l’arrière des véhicules 
qui stationnent dans les espaces publics destinés à cet usage. 
Quant aux véhicules sur demande, ils portaient des nombres en noir.
Les omnibus affichaient leur nombre sur les deux côtés.
 L’âge du conducteur était de 18 ans.
 Il devait avoir une bonne santé et une vue aiguë. 
 Les personnes récidivistes ou condamnées ne pouvaient pas postuler
 à ce métier de chauffeur de véhicule de transport public.

Pour réduire les accidents de la route et les collisions des calèches avec
 les autres types de véhicule hippomobile comme le « Suarès », 
il y avait un jeune garçon qui courait à côte de la voiture pour avertir
, à coup de cri,  les piétons de son passage.

A l’époque comme aujourd’hui, un code de la route régissait le comportement 
des conducteurs des divers moyens de transport : 
calèches, carrosses, « Suarès », omnibus, tramway,
 véhicule à vapeur…etc. Les agents de police veillaient
 jour et nuit à son respect de manière rigoureuse.

En 1896, les habitants du Caire ont reçu avec effroi le fonctionnement du tramway, 
qu’ils ont appelé le « gnome » ou le « génie »,
 tellement son entrée en service était huée.
 Pendant de longues années, les « arbaguiyahs », 
qui sont les cochers qui conduisent les véhicules hippomobiles, 
 lancèrent plein de rumeurs concernant ce nouveau moyen de transport public,
 afin d’empêcher la foule d’y monter, 
 de peur de perdre leur emprise sur le  marché de transport.
 « Le tramway vous rendra stérile », est la plus fameuse des rumeurs !
 En vertu du code de la route en vigueur en 1928, 
seul l’avertisseur type cloche était autorisé dans les véhicules de tous genres.


Merci de vos lectures et vos passages;
à tout soudain ! ! 


L'article peut être consulté
en cliquant ici .






samedi 15 juin 2019

Egypte , vieilles photos de Louxor



Bonjour,

En rangeant mes photos j'ai trouvé ces vieilles cartes postales ! ! 


Le Winter Palace ! 


Les jardins du Winter.


La corniche.


West bank.


Louxor a bien changé depuis cette époque !

Merci de vos passages et vos commentaires,

A tout soudain,




lundi 29 avril 2019

Egypte, fête de Shamm el-neseem




Bonjour,

Ce lundi, qui suit la Pâque copte, est en Egypte
 le jour de la fête de Shamm el-neseem (en arabe شَمّ ألنسيم )
. C'est un jour férié pour tous les Egyptiens, chrétiens comme musulmans ;
 la fête est mobile, puisqu'elle suit immédiatement la Pâque copte, 
 qui l'est elle aussi. 
Le verbe arabe shamma signifie « sentir », 
et el-neseem signifie « la brise ». 
 Cette fête traditionnelle remonterait à l'Antiquité égyptienne et
 est liée aux anciennes fêtes du printemps ;
 la christianisation a rattaché la célébration de la fertilité aux fêtes de la Pâque.

A l'occasion de Shamm el-neseem, 
les familles égyptiennes ont pour habitude d'aller pique-niquer 
et se promener dans les espaces verts ou à la campagne sur les rives du Nil.
 Un certain nombre d'aliments spécifiques sont préparés pour ce repas,
 à chacun étant attachée une valeur symbolique,
 dont l'essentiel viendrait de l'Egypte antique :
- les oeufs colorés ; pour les anciens Egyptiens, l'oeuf représentait la régénération
 et le rappel des origines de la vie ;
- le fiseekh ( en arabe فسيخ ), du poisson fermenté et salé ;
 le poisson séché était synonyme d'abondance et de fertilité, 
 et les poissons font partie des offrandes rituelles que l'on voit représentées ; 
- de jeunes oignons ; l'oignon, aliment courant dans l'Egypte antique, 
était déjà associé aux festivités du printemps et faisait partie des offrandes faites aux dieux,
 plus particulièrement à Amon-Min ; selon les Egyptiens d'aujourd'hui il éloigne le mal ;
- des graines de lupin ( en arabe تِرمِس , termis ), déjà consommés dans l'Egypte antique,
 qui font partie des aliments particulièrement appréciés non seulement au Mashreq, 
 mais plus généralement sur tout le pourtour méditerranéen ; 
leur forme peut évoquer la prospérité ;
- et de la laitue ( en arabe خَسّ , khass ) ; 
elle était offerte aux divinités et 
était associée à Amon-Min ; elle serait un symbole de bon augure 
de la nature renaissante à l'occasion du printemps. 
La variété de laitue cultivée et consommée au Mashreq est celle 
que nous appelons la « romaine » 
( lactuca sativa longifolia ), aux feuilles allongées, 
déjà représentée sur les reliefs antiques.

Selon certains, ces traditions seraient à rapprocher d'une ancienne fête 
qui avait lieu dans l'Antiquité au moment du début de la saison de Shemu, 
qui était celle des récoltes. Il s'agissait donc de célébrations de fertilité agraire,
 symboliquement associée à la création du monde.
 Une fête antique qui remonterait aussi loin que l'Ancien Empire. 
 Plutarque, à l'époque romaine, mentionne 
qu'à cette occasion les Egyptiens offraient aux dieux
 du poisson salé, des oignons et de la laitue.

Une fête qui, par-delà les millénaires,
 aurait traversé toutes les vicissitudes de l'histoire. 
Qui, au-delà des différences religieuses, 
réunit tout un peuple dans la célébration d'un patrimoine commun. 
Dans une période houleuse comme celle que nous vivons,
 c'est assurément un beau symbole, vous ne trouvez pas ?

'Albi ma3akum en-naharda ya asdiqa'yi !

Texte de mon ami Fred. 



Le fesikh est un plat traditionnel d’Égypte de poisson 
(connu sous le nom Mulet en France)



La tradition du fesikh date de l’époque pharaonique. 
Compte tenu des crues du Nil, 
les eaux débordaient en hiver et se retiraient 
lentement à l’apparition du printemps,
 laissant derrière elles des milliers
 de poissons pourrissant sous un soleil de plomb !
Ainsi, pendant cette période, les habitants pouvaient récupérer
 les poissons secs et les manger.



Les Égyptiens aujourd’hui n’attendent pas que le Nil se dessèche
 pour confectionner du fesikh.
 Ils achètent simplement du mulet qu’ils laissent sécher à l’air libre 
 avant de les plonger dans de l’eau très salée pendant une quarantaine de jours.

Le fesikh se consomme pour la fête du« Sham El Nassim ». 
Cette date est toujours fériée 
(celle-ci est fêtée par tous les Égyptiens, musulmans et chrétiens). 
Donc c’est le grand pique-nique national où plus de 50 millions d’Égyptiens
 occupent tous les espaces verts du pays (jardins publics, pelouses, champs...).



Ils dégustent en famille ou entre amis
 le fesikh avec des oignons verts et de la laitue, 
dans la bonne humeur et la joie. 
L’odeur quant à elle se veut particulièrement nauséeuse.
 Cru et visqueux, le poisson sent la chair avariée.

Et ainsi tous les ans, on peut constater 
de nombreuses intoxications alimentaires voire même des décès.

Source Sarah Hammam 

Merci de vos passages et vos lectures



samedi 20 avril 2019

Egypte, tickets d'entrée sur site



Bonjour,

Cet article regroupera tous mes tickets d'entrée sur les sites égyptiens ou autre.

Tout d'abord tickets de 1988 ! !




Musée du Caire à 1 livre Egyptiene ! !





2009 musée du Caire



2018 le Ramasseum


 2018 Ramasseum prix égyptien


2018









Turquie 2015 Ste Sophie



Merci de vos passages et
à tout soudain ! ! 


mardi 19 février 2019

Egypte 1992 visite de la princesse Diana



Bonjour,

Aujourd'hui quelques photos glanées sur le net
concernant la visite de la princesse Diana en 1992
lors d'une croisière sur le Nil ! ! 














Pour la petite histoire, je vivais à cette époque sur un bateau de croisière
et nous avions été coincé pas mal de temps du fait du passage de la princesse
sur une autre unité.
De ce fait au retour d'Aswan, nous avons dit que Diana était à bord
et du coup sommes passés devant tous les autres bateaux
à l'écluse d'Esna ( l'ancienne, bien sur ! ! )



Merci de vos passages et à tout soudain ! !